paresseux, euse adj. (pa-rè-seû, seû-z')
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1Qui évite l'action, le travail. Un écolier paresseux. Ce cheval est paresseux.
C'est une extrême ingratitude à vous de n'avoir pas pris la peine de me faire réponse ; et c'est être paresseuse à un point qui ne se peut souffrir, que de l'être plus que moi
Voiture, Lett. 17Et pour n'être point paresseuse de profession, personne n'est plus touchée que moi du far niente des Italiens
Mme de Sévigné, 312Notre muse, souvent paresseuse et stérile, A besoin, pour marcher, de colère et de bile
Boileau, Épît. VIIIToute nation paresseuse est grave ; car ceux qui ne travaillent pas se regardent comme souverains de ceux qui travaillent
Montesquieu, Esp. XIX, 9Tous les hommes tendent à la paresse ; mais les sauvages des pays chauds sont les plus paresseux de tous les hommes et les plus tyranniques à l'égard de leurs femmes
Buffon, Hist. nat. Œuv. t. IV, p. 333
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Paresseux à. Il est paresseux à remplir ses devoirs.
- Rude à qui le reprend, paresseux à son bien Régnier, Sat. v.
À ces mots, Bernardine ne fut pas paresseuse à se lever
Lesage, Estev. Gonz. ch. 38
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Paresseux de.
Quoi qu'il ne soit point paresseux d'écrire
Mme de Sévigné, 31 juill. 1676- En vain vous étalez une scène savante ;Vos froids raisonnements ne feront qu'attiédirUn spectateur toujours paresseux d'applaudir Boileau, Art p. III
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Fig.
Hésiode à son tour, par d'utiles leçons, Des champs trop paresseux vint hâter les moissons
Boileau, Art p. IV
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2Terme de médecine. Estomac paresseux, ventre paresseux, estomac, ventre qui fait lentement ses fonctions.
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3Mer paresseuse, la mer Glaciale ; c'est une traduction du latin mare pigrum.
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4S. m. et f. Un paresseux. Une paresseuse.
Il n'y en a point qui pressent tant les autres que les paresseux
La Rochefoucauld, Mém. dans RICHELETLe paresseux cache sa main sous son aisselle, et il ne prend pas la peine de la porter à sa bouche
Saci, Bible, Prov. de Salom. XIX, 24Ce qu'est le vinaigre aux dents et la fumée aux yeux, tel est le paresseux à l'égard de ceux qui l'ont envoyé
Saci, ib. x, 26- Approche donc, et viens ; qu'un paresseux t'apprenne,Antoine, ce que c'est que fatigue et que peine Boileau, Ép. X
- Mes vers perdraient le peu d'appasQue leur a gagné l'indulgenceDes voluptueux délicats,Des meilleurs paresseux de France,Les seuls juges dont je fais cas Gresset, Épît. P. Bougeant.
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5S. m. Paresseux, nom sous lequel on a désigné l'unau, bradype didactyle, et l'aï, achée aï, dit aussi aye-aye, animaux qui se meuvent avec une extrême lenteur.
Si l'on se pressait de juger sur les apparences, on serait tenté de croire, qu'en formant le paresseux, la nature n'a formé qu'un monstre ; tant la conformation de ce quadrupède est extraordinaire soit à l'intérieur, soit à l'extérieur
Bonnet, Contempl. nat. XI, 9
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Paresseux ours, nom très impropre donné à l'ours labié, Bengale, appelé encore ours aux grandes lèvres, et paresseux ursiforme
LEGOARANT
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Un des noms du butor.
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6Paresseuse, nom d'une chenille du rosier fort lente.
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Se dit aussi de la larve de la mouche des latrines.
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7S. f. Coiffure de femme qui s'appliquait comme une perruque, et qui faisait qu'une femme qui se levait tard était coiffée en un moment.
- Malgré des blonds cheveux la mode avantageuse,Un bandeau sied au front mieux qu'une paresseuse Thomas Corneille, le Baron d'Albicrac, I, 5
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Corset à la paresseuse, sorte de corset qui n'a pas besoin de se lacer.
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8Ressort paresseux, ressort qui se détend lentement et sans vigueur.
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Balance paresseuse, balance qui n'est pas sensible, dont le fléau ne se met pas en mouvement pour un petit excès de poids.
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Étymologie
Paresse, et la finale eux qui signifie plein de ; bourguig. pairesseux ; provenç. perezos, parezos, pierezos ; catal. peresos ; espagn. perezoso.