patin s. m. (pa-tin)
-
1Soulier à semelle fort épaisse, que les femmes portaient autrefois pour se grandir.
Encore.... Qu'elle doive sa taille au bois de ses patins
Régnier, Sat. IX- La trop courte beauté monta sur des patins Boileau, Épît. IX
- Sur un patin de liége élevant sa chaussure,Lise veut être grande en dépit de nature Regnard, Epît. I, à M. le Marquis de***.
Celle-ci doit sa taille à son patin trompeur
Regnard, le Bal, 7Vous aurez maussades actrices, Moitié femme et moitié patin
Voltaire, Lett. roi de Pr. 17 oct. 1740
-
2S'est dit d'une sorte de double chaussure, montée en quelques endroits sur un petit cercle de fer, dont les femmes se servaient pendant le mauvais temps. Les patins ont été remplacés par les socques.
-
3Sorte de chaussure d'hiver dans beaucoup de départements, et surtout dans ceux du Midi.
-
Patin brisé, patin composé d'une semelle en bois de noyer et brisée vers son centre.
-
On a aussi fait des patins destinés à être placés sous des bottes ou des souliers.
-
-
4Support en bois tenant une lame de fer posée verticalement et indépendant de la chaussure qu'on ne quitte pas ; on s'en sert pour courir sur la glace.
-
On a inventé des patins à roulettes, destinés à exécuter, dans les appartements, dans les promenades, tout ce que les patineurs font sur la glace.
-
Faire patin, se dit de la roue d'une voiture, d'un wagon qui glisse et ne tourne plus.
-
Sorte de chaussure qui, dans les pays du nord, sert à aller sur la neige.
Les Lapons se servent, pour courir sur la neige, de patins fort épais, de bois de sapin, longs d'environ deux aunes et larges d'un demi-pied
Buffon, De l'homme, Variétés.
-
-
5Terme de maréchalerie. Sorte de fer de cheval, d'une forme particulière, dont on se sert pour les chevaux éhanchés, et qui les force à s'appuyer sur le pied opposé.
-
6Gros tendon enlevé de la partie postérieure des quatre jambes du bœuf.
-
7Terme de métallurgie. Partie du modèle d'un pied de marmite.
-
8Ais fort épais qu'on pose de niveau sous la charpente d'un escalier pour lui servir de base.
-
Pièces de bois qui se mettent, dans les fondations, sur des pieux ou sur un terrain qui n'est pas solide.
-
Terme de menuiserie. Toutes pièces de bois servant à porter quelques montants, et qui sont à deux ou quatre branches, telles que les traverses basses d'un échafaud, d'un pied de table, d'un pivot à battre les habits.
-
-
9Terme d'imprimerie. Morceau de bois qui sert à assembler le bas des jumelles d'une presse.
-
Pièce de bois dans laquelle s'assemblent les traverses du berceau.
-
-
10Dans une selle de cheval, partie des porte-étrivières qui est rivée sur l'arçon.
-
11Au pl. Terme de marine. Bouts d'allonge des montants du garde-corps, autour desquels on tourne le serre-bosse d'une ancre et d'autres gros cordages pour les amarrer.
-
12Au pl. Se dit, dans les brasseries, de petits morceaux de bois servant à soutenir le faux fond de la cuve.
-
13Pied ou patte des boutons doubles en métal, nacre, ivoire, etc. qu'on met aux chemises. Boutons d'or à patins de nacre.
Étymologie
Patte ; ital. pattino.