paupière s. f. (pô-piè-r')
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1Nom donné à deux voiles membraneux qui, en se rapprochant l'un de l'autre, couvrent entièrement les yeux, qu'ils mettent à l'abri d'une clarté trop vive ou de l'action des corps extérieurs.
D'un rouge brun sa paupière est bordée
Voltaire, Ce qui plaît, etc.Quelques pleurs se présentaient au bord de vos paupières ; ou vous les reteniez, ou vous détourniez la tête pour les essuyer furtivement
Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 193- Maintenant tout dormait sur sa bouche glacée ;Le souffle se taisait dans son sein endormi ;Et sur l'œil sans regard la paupière affaisséeRetombait à demi Lamartine, Médit. II, 22
- J'aime le grand lion, à l'attitude fière....Qui lève lentement sa terrible paupière,Superbe de dédain, d'orgueil, de gravité P. LEBRUN, Voyage de Grèce III, 3
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Paupière interne, troisième paupière qui existe chez les oiseaux.
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Fig. Ouvrir la paupière, s'éveiller.
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Fermer, clore la paupière, dormir.
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Fermer la paupière, faire dormir.
- Quand la nuit des mortels a fermé la paupière Lamartine, Médit. II, 17
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Fermer les paupières à quelqu'un, l'assister à sa dernière heure.
- Dès que ma triste main eut fermé sa paupière Racine, Bérén. II, 2
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Fermer la paupière, amener la mort.
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Fermer la paupière, mourir.
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2Paupières, les cils.
Des yeux bleus avec des paupières noires
Mme de Genlis, Vœux téméraires, t. I, p. 129, dans POUGENSIl s'est retourné, et s'est mis à louer ses paupières ; je vous demande si on s'est jamais avisé de penser à des paupières
Mme de Genlis, Théât. d'éduc. la Marchande de modes, sc. 9Ses longues paupières voilaient ses regards
Mme de Staël, Corin. XX, 3
Étymologie
Norm. paupille, cil, paupiller, fermer les yeux de peur ; wallon, pâpi, paûpi ; prov. palpebra, palpela ; esp. et ital. palpebra ; du lat. palpebra, ou plutôt l'autre forme palpetra, cils, puis paupière, qui vient de palpare (voy. PALPER).