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un seul est le mot juste.

pente dans le Littré

1 article· 32 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (9)

pente s. f. (pan-t')

  1. 1Inclinaison d'un lieu haut vers un lieu bas.

    • Quelle que soit la pente et l'inclinationDont l'eau par sa course l'emporte La Fontaine, Fabl. III, 16
    • On montait à la citadelle par trois rues en pente Rollin, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 553, dans POUGENS
    • En examinant sur le globe quels sont les fleuves qui ont le plus de pente Buffon, Hist. nat. Preuv. théor. terr. Œuv. t. II, p. 74
    • Le brouillard nous fit manquer une pente de gazon par laquelle nos guides nous promettaient de nous faire descendre SAUSSURE, Voy. Alpes, t. v, p. 142, dans POUGENS
    • Le ruisseau n'apprend pas à couler dans sa pente Lamartine, Nouv. Méd. 5
    • Le maréchal se trouvait engagé, avec une seule division, dans une gorge étroite, profonde et environnée de bois et de collines dont toutes les pentes nous étaient contraires Ségur, Hist. de Napol. v, 3
    • Dans la théorie des plans cotés, la pente d'une droite est le rapport de la différence de niveau de deux de ses points à leur distance horizontale. La ligne de plus grande pente d'un plan est la droite perpendiculaire aux horizontales de ce plan ; et la pente du plan est la pente de cette droite.

  2. 2En technologie, instrument indiquant aux ouvriers l'inclinaison que doivent présenter certaines parties des pièces qu'ils travaillent, relativement aux autres parties.

  3. 3Terme de tapissier. Bande qui pend autour d'un ciel de lit, sur le haut des rideaux.

    • Si vous trouviez dans Avignon ou dans Lyon de quoi faire des rideaux, un fond, un dossier, des soubassements, des pentes.... Mme de Sévigné, 21 août 1675
    • Bandes d'étoffe qui, dans les bibliothèques, s'attachent aux tablettes, pour garantir les livres de la poussière.

  4. 4Terme de construction. Pente de comble, l'inclinaison d'un des côtés d'un comble, qui le rend plus ou moins raide sur sa hauteur, par rapport à sa base.

    • Pente de plâtre, enduit de plâtre sur lattes ou voliges, préparé pour recevoir les feuilles de plomb, de zinc, destinées à former des chéneaux ou des gouttières.

  5. 5Terme de paveur. Pente courante et pente latérale : la première suit la longueur de la voie ; la seconde tombe sur sa largeur.

    • Contre-pente, interruption d'un niveau de pente, soit par malfaçon, soit par l'affaissement du terrain.

  6. 6Terme de menuisier. Inclinaison donnée au fer d'un outil.

    • En armurerie, courbure que présente la crosse d'un fusil.

  7. 7Action de suspendre le tabac.

    • Aussitôt qu'il [le tabac] est arrivé à la métairie, on le met à la pente, afin qu'il sèche Mme de Genlis, Maison rust. t. III, p. 174, dans POUGENS
  8. 8Terme de marine. Dans les vaisseaux, côtés pendants des tentes.

  9. 9Fig. Ce qui est comparé à l'inclinaison d'un terrain. La pente des ans.

    • Tant vous avez eu d'adresse à mettre les choses en état de vous être avantageuses, quelque pente qu'elles puissent prendre Pascal, Prov. XVII
    • On s'égare un seul moment de la vie, on se détourne d'un seul pas de la droite route ; aussitôt une pente inévitable nous entraîne et nous perd : on tombe enfin dans un gouffre J.-J. Rousseau, Hél. III, 18
  10. 10Fig. Ce qui fait pour l'âme ce que fait pour les corps l'inclinaison.

    • Avoir une pente à, être enclin à.

    • La pente de quelqu'un, ce qui l'entraîne habituellement.

      • Quant à l'humeur contredisante, Je ne sais s'il avait raison, Mais que cette humeur soit ou non Le défaut du sexe et sa pente.... La Fontaine, Fabl. III, 16
    • On dit dans un sens analogue : la pente du cœur, de l'âme, etc.

      • Ceux qui avec une pente invincible de leur volonté aiment parfaitement Pascal, Prière.
      • Quand il suit librement la véritable pente de son cœur Fénelon, Tél. XI
      • Selon la pente de leur âme et le caractère de leur esprit VAUVENARGUES, Du génie.
      • Deux ou trois mois se passèrent ainsi à tâter la pente de mon esprit J.-J. Rousseau, Confess. VI
      • Toujours accessible, cherchant par la pente naturelle de son caractère à plaire à ceux qui se présentaient à lui Condorcet, Maurepas.

Étymologie

Pendre ; substantif fait comme vente, rente, etc.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander