perfectionner v. a. (pèr-fè-ksio-né ; en vers, de cinq syllabes)
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1Rendre parfait, plus parfait.
Je me promettais de perfectionner de plus en plus mes jugements
Descartes, Méth. III, 2Le vin est très fort et très bon cette année ; les grandes chaleurs l'ont extrêmement perfectionné ; mais elles en ont de beaucoup diminué la quantité
GUI PATIN, Lettres, t. II, p. 598Je suis ravie de votre bonne santé ; elle me donne du courage pour perfectionner la mienne
Mme de Sévigné, 8 mars 1676La fin de l'histoire est de perfectionner la vie civile
Fléchier, Vie de Commendon, PréfaceJe ne sais rien de plus utile pour se perfectionner le goût que la comparaison des grands génies qui se sont exercés sur les mêmes matières
Voltaire, Dict. phil. Rochester.L'homme reçoit l'éducation de tous les siècles, recueille toutes les institutions des autres hommes, et peut, par un sage emploi du temps, profiter de tous les instants de la durée de son espèce pour la perfectionner toujours de plus en plus
Buffon, Ois. t. XI, p. 93
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2Se perfectionner, v. réfl. Devenir plus parfait.
On ne se perfectionne que bien peu, à moins que d'être aidé par un ami intelligent et sincère, ou à moins qu'on ne s'observe soi-même et bien sévèrement
MÉRÉ, dans le Dict. de RICHELET.Demandons à Dieu humblement quel est ce dessein, quel est ce mystère : pourquoi a-t-il ordonné que la force [vertu] se perfectionne dans l'infirmité [le péché] ?
Bossuet, 3e sermon, Pâques, 3La physique, la médecine, les mathématiques sont composées d'un nombre infini de vues, et dépendent de la justesse du raisonnement, qui se perfectionne avec une extrême lenteur, et se perfectionne toujours
Fontenelle, Œuvr. t. IV, p. 181, dans POUGENSAlors ces expressions familières étaient tolérées ; elles ne sont devenues des fautes que quand la langue s'est perfectionnée
Voltaire, Comm. Corn. Rem. Hor. III, 3
Étymologie
Perfection.