pertuis s. m. (pèr-tuî ; l's se lie au pluriel : des pèrtuî-z étroits)
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1Trou, vide qu'on fait en perçant, forant.
- Dans le pertuis mettant un long cornet La Fontaine, Herm.
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2Trou d'une filière.
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Terme de serrurier. L'ouverture qui est au panneton d'une clef.
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3Trou par où se perd l'eau d'un bassin, d'une fontaine, d'un réservoir.
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4Ouverture pratiquée à une digue pour le passage des bateaux.
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Ouverture par laquelle l'eau passe d'une écluse dans un coursier, pour faire mouvoir une roue.
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5Terme de géographie. Détroit resserré entre une île et la terre ferme, ou entre deux îles. Le pertuis de Maumusson.
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Dans le Jura, passage d'un versant à l'autre.
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6Nom donné sur la Seine aux rapides.
Au passage des pertuis (c'est ainsi qu'on appelle sur la Seine les rapides formés par les hauts-fonds), la navigation était quelquefois arrêtée pendant des jours entiers
E. GRANGEZ, Voies navigables de France, p. 627
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Nom donné, dans une rivière navigable par éclusées, à un endroit resserré où l'on établit le barrage mobile de planches pour retenir l'eau.
Étymologie
Picard, pertuis, chas d'une aiguille ; Berry, partus, pertus ; bourguig. polu ; provenç. pertus, pertuis ; ital. pertuso, pertugio ; du lat. pertusus, participe de pertundere, percer, de per, et tundere, battre.