Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

pervertir dans le Littré

1 article· 3 citations· rimes· synonymes· conjugaison

pervertir v. a. (pèr-vèr-tir)

  1. 1Faire changer de bien en mal, en matière de morale. Les mauvaises compagnies ont perverti ce jeune homme.

    • Ce furent les femmes étrangères qui pervertirent Salomon FLEURY, Mœurs des Israél. tit. XXII, 2e part. p. 291, dans POUGENS.
  2. 2Déranger, troubler.

    • Je dis que c'est pervertir l'ordre des choses ; pourquoi ? parce que, dans l'ordre des choses, le repos n'est pas pour lui-même, mais pour le travail Bourdaloue, Dim. de la Septuag. Dominic. t. I, p. 376
    • Les honneurs sont institués pour récompenser le mérite.... mais l'esprit du monde en a perverti le véritable usage FLÉCHIER, Mme de Montausier.
    • Pervertir le sens d'un passage, l'altérer, le dénaturer.

  3. 3Se pervertir, v. réfl. Devenir perverti. Ce jeune homme s'est promptement perverti.

Remarque

Saint-Simon a, suivant les idées intolérantes de son temps, dit se pervertir au lieu de se convertir, en parlant d'une religion qu'il regardait comme fausse :

Étymologie

Prov. et esp. pervertir ; port. perverter ; ital. pervertere ; du lat. pervertere, de per, et vertere, tourner.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander