1phosphore s. m. (fo-sfo-r')
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1Corps simple, non métallique, combustible, brûlant avec flamme au contact de l'air, lumineux dans l'obscurité ; il fut trouvé d'abord dans l'urine ; on l'extrait aujourd'hui des os.
C'est un alchimiste de Hambourg, nommé Brandt, qui, en cherchant la pierre philosophale qu'il ne trouva pas, fit par hasard, en 1669, la découverte du phosphore qu'il ne cherchait point
FOURCROY, Connaiss. chim. t. I, p. 185, dans POUGENS
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Phosphore rouge ou amorphe, préparation qui s'obtient en soumettant pendant plusieurs jours le phosphore ordinaire à une température élevée, c'est-à-dire voisine de son point d'ébullition ; en cet état, le phosphore n'est plus vénéneux.
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2Nom de divers corps brillants dans l'obscurité.
Les phosphores faisaient alors du bruit ; Christian Adolphe Balduinus et Kunkel, chimiste de l'électeur de Saxe, en avaient trouvé un différent et nouveau chacun de leur côté
Fontenelle, Homberg.
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Phosphore de Kunkel s'est dit longtemps du phosphore, parce qu'un chimiste nommé Kunkel parvint à extraire cette substance de l'urine en 1674.
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Phosphore de Baudoin, azotate de chaux calciné.
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Phosphore de Homberg, chlorure de calcium fondu au feu.
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Phosphore de Bologne, galette de poudre de sulfate de baryte.
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Par extension.
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Fig.
L'un veut qu'on l'aime et l'autre qu'on l'admire ; L'un se fait craindre et l'autre nous attire ; L'un est le phosphore brillant Qui luit sans échauffer....
Delille, Convers. II
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3Fig. Lueur.
Étymologie
Lat. phosphorus, de φωσφόρος, l'étoile du matin, de φῶς, lumière (voy. PHOTO...), et φορὸς, qui porte.