piéton, onne s. m. et f. (pié-ton, to-n')
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1Celui, celle qui va à pied.
J'ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces, rêveurs, tristes, grondants ou souffrants, et les piétons toujours gais, légers et contents de tout
J.-J. Rousseau, Ém. v.- Mais que Philis, qui longtemps fut piétonne,Ait des maux de cœur, des hoquets.... PANNARD, Œuv. t. III, p. 338
C'est le piéton modeste, un bâton à la main, à qui la rêverie abrége le chemin
Delille, Jard. ch. II
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Familièrement. Un bon piéton, un homme qui marche bien.
Tudieu ! madame, vous êtes une excellente piétonne
Mme DEVALLIVON, Misanthr. et repentir, III, 5
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Adjectivement et par plaisanterie.
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2Terme d'administration. Facteur rural, messager qui fait à pied le service de la poste dans les communes rurales.
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3Anciennement, soldat d'infanterie, fantassin.
Polybe, après avoir marqué que la paye journalière des piétons était d'un peu plus de trois sols, ajoute que celle des centurions était de six sols et demi
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. XI, 1re part. p. 370, dans POUGENS.
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4S. f. Piétonne, la sauterelle née depuis peu et qui est sans ailes.
Les sauterelles se sont abattues sur tous nos centres de culture, et, dans quelques semaines, nous aurons peut-être à lutter contre leur progéniture : les piétonnes, dont tout le monde connaît la voracité
DE PRIZTBUER, gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, Journ. offic. 1er juill. 1876, p. 4748, 3e col.
Étymologie
Génev. pioton ; wallon, piton ; provenç pezo, peon ; esp. peon ; port. peão, pião ; ital. pedone ; du lat. pedonem, qui a de grands pieds, et, par suite, qui va beaucoup à pied, de pes, pedis, pied.