picoter v. a. (pi-ko-té)
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1En parlant des oiseaux, becqueter les fruits.
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Il se dit aussi des abeilles.
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Picoter des raisins à une treille, en manger des grains.
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2Terme de manége. Picoter un cheval, lui faire sentir légèrement l'éperon à diverses reprises.
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3Causer des picotements.
Nous avons ici notre maître Guénaut fort malade d'une rétention d'urine, qui ne lui est venue que d'avoir fait la débauche et d'avoir bu du vin d'Espagne qui lui a picoté la vessie
GUI PATIN, Lettres, t. II, p. 344L'eau vient à la bouche.... d'autres eaux s'apprêtent dans l'estomac ; et déjà elles le picotent ; tout se prépare à la digestion
Bossuet, Connaiss. III, 11
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4Fig. Attaquer souvent par des traits malins.
- Je n'ai point l'intention de vous picoter Mme DU DEFFANT, Lett. à H. Walpole, t. I, p. 173, dans POUGENS
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5Enfoncer des picots entre les lambourdes et le cadre de boisage d'un puits de mine.
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6Mettre du picot à une dentelle.
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7Se picoter, v. réfl. S'agacer mutuellement.
Sur des significations réciproques les ducs d'Elbeuf et de Vendôme s'aigrirent, se picotèrent, et enfin se querellèrent
Saint-Simon, 20, 232
Étymologie
Diminutif de piquer.