pierrot s. m. (piè-ro)
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1Nom propre transformé en nom générique du paysan.
- Celui qui s'était vu Corydon ou TircisFut Pierrot et rien davantage La Fontaine, Fabl. IV, 2
Ronsard.... Vient.... changer, sans respect de l'oreille et du son, Lycidas en Pierrot et Philis on Toinon
Boileau, Art p. II
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2Bateleur qui porte un babillement blanc à longues manches (s'écrit avec une minuscule).
Pierrots et paillasses Charment sur les places Le peuple ébahi
Béranger, Cocagne.
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3Homme travesti en pierrot.
On choisit pour cela huit compagnies de grenadiers, tant du régiment du roi que d'autres régiments, qui tous méprisent fort les soldats des gardes qu'ils appellent des pierrots
Racine, Lett. à Boileau, 3 avr. 1691
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4Nom vulgaire du moineau franc.
- Quand un moineau du voisinageS'en vint les visiter, et se fit compagnonDu pétulant pierrot et du sage raton La Fontaine, Fabl. XII, 2
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Pierrot tacheté, le pétrel damier tacheté.
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5Corsage de femme dont le dos est terminé par deux petits pans relevés.
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6être gai comme Pierrot, être d'humeur joyeuse.
Étymologie
Diminutif de Pierre, nom propre lat. Petrus ; grec, Πέτρος, qui paraît ne se trouver d'abord que dans le Nouveau Testament, et qui est la traduction de Cephas, qui signifie pierre en hébreu.
Supplément
PIERROT. Ajoutez : XVIe s. M. Delboulle pense que, dans cette locution, pierrot représente le moineau, qui est un oiseau vif et alerte ; cela s'appuie sur la locution gai comme pinson ; cependant, chez Bonaventure des Periers, Pierot a un grand p et paraît se rapporter au nom propre.