2placet s. m. (pla-sè ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas ; il n'en n'était pas de même au XVIIe siècle, et Chifflet, Gramm. p. 217, dit que le t se prononce même devant une consonne ; au pluriel, l's se lie : les pla-sè-z et ; placets rime avec traits, paix, succès, etc.)
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1Demande succincte par écrit, pour obtenir justice, grâce, faveur (on dit aujourd'hui pétition).
Premier placet présenté au roi sur la comédie du Tartuffe, qui n'avait pas encore été représentée en public
Molière
J'ai fait présenter deux placets au roi, où l'abbé Testu a mis toute son éloquence ; ils n'ont pas seulement été lus
Mme de Maintenon, Lett. à Mme de Chantelou, 28 avril 1666
Il [Louis XIV] renfermait les placets qu'on lui donnait dans une cassette dont lui seul avait la clef
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 193
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2Lettres de placet, s'est dit des lettres, scellées du sceau épiscopal, dont les quêteurs étaient obligés de se munir.
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3Terme de jurisprudence. Demande adressée au tribunal pour obtenir audience.
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4Anciennement. Espèce de petit poëme en forme de placet. Voiture a fait de jolis placets.
Étymologie
Lat. placet, il plaît, qui constitue la formule par laquelle la pétition est accordée. Aussi le sens propre de placet est-il autorisation, comme on peut voir dans l'historique ; c'est par abus qu'il a pris celui de pétition.