polygamie s. f. (po-li-ga-mie)
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1État du polygame.
[Selon Jurieu] la polygamie directe et formelle doit être d'avoir deux femmes ensemble, avec lesquelles on vit conjugalement ; la polygamie indirecte doit être, après le divorce, d'avoir une femme, vraie femme, sur laquelle on ait le droit conjugal, et une autre qu'on ait quittée, et sur laquelle il ne reste plus aucun droit
Bossuet, 4e avert. 9La polygamie était permise en Égypte, excepté aux prêtres, qui ne pouvaient épouser qu'une femme
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 166Quelques raisons particulières à Valentinien lui firent permettre la polygamie dans l'empire ; cette loi, violente pour nos climats, fut ôtée par Théodose, Arcadius et Honorius
Montesquieu, Esp. XVI, 2Cowper, chancelier d'Angleterre, du temps de Charles II, épousa secrètement une seconde femme, avec le consentement de la première ; il fit un petit livre en faveur de la polygamie
Voltaire, Mœurs, 130La polygamie, qui, selon Tacite, avait pour motif chez les Germains plutôt l'ostentation de l'opulence que l'avidité des plaisirs, se conserva longtemps dans le royaume des Francs
NAUDET, Inst. Mém. inscr. et belles-lett. t. VIII, p. 492
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Chez nous, la polygamie est un crime puni par la loi.
La polygamie est un cas, est un cas pendable
Molière, Pourceaugn. II, 13
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2Terme de droit canon. État d'un homme qui s'est marié plusieurs fois, qui a eu successivement plusieurs femmes.
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3Terme de zoologie. Se dit aussi par rapport aux animaux.
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4Terme de botanique. Nom donné dans le système de Linné à une classe renfermant les plantes qui ont sur un même pied des fleurs hermaphrodites et des fleurs mâles ou femelles.
Étymologie
Polygame ; grec, πολυγαμία.