pomper v. a. (pon-pé)
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1Puiser avec une pompe. Pomper de l'eau.
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Il se dit aussi de l'action de la machine pneumatique sur l'air.
Lorsqu'on a appliqué un verre à la machine du vide et qu'on en a pompé l'air grossier, autant qu'il se peut
Malebranche, Rech. vér. Éclairc. sur la lum. t. IV, p. 391, dans POUGENS
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Fig.
Je ne pus m'accoutumer aux grands airs du maréchal de Villeroy ; je trouvais qu'il pompait l'air de partout où il était
Saint-Simon, 114, 255
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2Attirer, comme fait la pompe. L'éléphant pompe l'eau avec sa trompe.
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3Par extension, attirer un liquide par quelque propriété physique. Le soleil pompe les eaux de la mer.
- Le soleil pénètre la terre,Et pompe jusque dans ses flancsLes esprits, les germes brillantsDont va se former le tonnerre BERNIS, Quatre sais. Print.
- .... Le rayon du soir qui pompe les oragesSur le vallon plus sombre abaissait les nuages Lamartine, Joc. III, 92
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Pomper l'humidité, se dit de certaines matières, de certains corps qui attirent l'humidité et s'en imprègnent. Vous êtes allé au serein, votre habit a pompé l'humidité.
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Fig. Attirer à soi des choses comparées à un liquide.
Il semble que le bon Dieu, pour morfondre la politique, a envoyé la disette sur la terre.... et, par surcroît de malheur, l'Espagne nous pompe encore des blés
GALIANI, Lett. t. II, p. 502
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4Fig. Pomper quelqu'un, essayer de tirer de lui ses secrets, des informations, ce qu'il sait.
Je demandai à Beauvillier s'il ne savait rien, je le tournai, moins pour le pomper, car je n'en avais pas besoin avec lui, que pour lui faire honte de son ignorance
Saint-Simon, 221, 236M. de Saint-Contest le fils a été chargé de l'histoire universelle très moderne à commencer à la paix de Riswick ; notre dessein était qu'il pompât M. son père sur mille anecdotes qu'il sait et qu'il doit savoir
D'ARGENSON, Mém. t. I, p. 98
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5V. n. Faire agir la pompe. Le navire fait eau, il faut pomper.
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Fig. et populairement. Boire copieusement.
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Étymologie
Pompe 2.