portatif, ive adj. (por-ta-tif, ti-v')
-
1Aisé à porter Livre portatif. Cette lunette n'est pas portative.
M. Oronte : Voulez-vous prendre pour cette somme ma maison du faubourg Saint-Germain. - Crispin : J'aimerais mieux de l'argent comptant. - Labranche : L'argent, comme vous savez, est plus portatif
Lesage, Crispin rival, sc. 15
-
Fig.
Cette doctrine chrétienne étroite, selon saint Paul, est très portative, expéditive
SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. I, p. 295, 3e éd.
-
Portatif s'ajoute au titre de quelques livres, pour exprimer qu'ils sont d'un petit volume et faciles à porter,
Dictionnaire portatif de géographie
-
Armes portatives, armes à feu dans lesquelles le recul produit par le tir est supporté, en tout ou en partie, par un homme.
-
Somme portative, somme d'argent qu'on porte sur soi, ou du moins qu'on a sous la main.
Si j'avais encore, comme j'ai eu, quelque somme portative qui dépendît de moi, elle serait bientôt à vous
Mme de Sévigné, 22 janv. 1690
-
Substantivement. Ce qui se transporte facilement.
Le cardinal de Bouillon ne garda que le nécessaire, le portatif et les pierreries
Saint-Simon, 279, 19
-
2Qui va facilement d'un lieu à un autre, en parlant des personnes.
Il faut que vous conveniez qu'on n'est point portatif, quand on est attaché inséparablement à deux ou trois personnes
Mme de Sévigné, à Duplessis, 15 sept. 1691Oh, répliqua la marquise, le soleil et les astres sont tout de feu, le mouvement ne leur coûte rien ; mais la terre ne paraît guère portative
Fontenelle, Mondes, 1er soir.
-
3Évêque portatif, prêtre qui portait le titre d'évêque ou d'abbé, tandis qu'un autre touchait les revenus de l'évêché ou de l'abbaye.
-
Se disait aussi d'un évêque in partibus.
-
-
4S. m. Un portatif, registre que les employés de diverses administrations portent dans leurs visites chez les redevables, pour y faire leurs inscriptions.
-
5Qui a la faculté de porter.
M. Jamin présente une note de M. Van der Willigen sur la force portative des aimants en fer à cheval ; l'auteur fait connaître une méthode d'aimantation qui permet d'augmenter de près d'un tiers la force portative permanente des meilleurs aimants
H. DE PARVILLE, Journ. offic. 7 déc. 1876, p. 9096, 2e col.
Étymologie
Lat. portatum, supin de portare, porter.