potentat s. m. (po-tan-ta ; le' ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des po-tan-ta-z orgueilleux ; potentats rime avec fracas, mâts, etc)
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Tout prince souverain, dont la puissance est redoutable par la grandeur de ses forces et par le poids de son autorité.
- Et je puis dire enfin que jamais potentatN'eut à délibérer d'un si grand coup d'État Corneille, Pomp. I, 1
Cessez, princes et potentats, de troubler par vos prétentions le projet de ce mariage [de Louis XIV et de Marie-Thérèse]
Bossuet, Mar.-Thér.- Chacun a débité ses maximes frivoles,Réglé les intérêts de chaque potentat Boileau, Sat. III
Comment ne pas sentir qu'il n'y a point de potentat en Europe assez supérieur aux autres, pour pouvoir jamais en devenir le maître ?
J.-J. Rousseau, Paix perpét.
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C'est un petit potentat, il se croit un potentat, il tranche du potentat, c'est-à-dire il affecte une importance qui ne lui appartient pas.
Étymologie
Bas-lat. potentatus, souveraineté, dérivé de potens, puissant.
Supplément
POTENTAT. Ajoutez : - REM. Mme de Gasparin a risqué le féminin de potentat : Le duc de Lorraine, modeste, en petit état, comme il convient au mari d'une potentate [Marie-Thérèse], Voyages à Constantinople, 2e éd. Paris, 1867.