prédelle s. f. (pré-dè-l') supplément
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Terme de beaux-arts. Frise inférieure d'un tableau d'autel ; elle est ordinairement divisée en trois compartiments, qui correspondent au sanctuaire, à l'épître et à l'évangile ; elle contient, en petites figures, des épisodes de la vie du Christ, ou de la Vierge, ou du saint sous l'invocation duquel l'église est placée.
La Mise au tombeau, de Raphaël, qui est à la galerie Borghèse à Rome, avait sa prédelle, dont les trois parties contenaient des figures symboliques à mi-corps, la Foi, la Charité, l'Espérance ; cette prédelle séparée du tableau se trouve aujourd'hui au musée du Vatican
CH. BLANC.Le Baptême de Jésus-Christ, de la hauteur d'une prédelle, c'est une petite merveille
COMTE L. CLÉMENT DE RIS, Gaz. des Beaux-Arts, mai 1873, p. 417La prédelle de ce vaste panneau [le couronnement de la Vierge du Pérugin, au Louvre], fine comme une miniature, grande de style comme une page d'histoire, est un des plus purs chefs-d'œuvre du maître
CH. TIMBAL, Rev. des Deux-Mondes, 15 mai 1874, p. 446
Étymologie
Ital. predella, banc, escabeau, et aussi predello, bordure, le même mot que l'ancien français bridel (voy. BRIDE).