préserver v. a. (pré-zèr-vé)
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1Sauver d'un mal qui pourrait arriver.
- De quel trouble un regard pouvait me préserver ! Racine, Brit. III, 7
- Un Juif m'a préservé du glaive des Persans ! Racine, Esth. II, 3
Dans l'affaire du quiétisme, il [l'abbé Fleury] adopta la doctrine de Bossuet, sans perdre l'amitié de Fénelon ; ses lumières le préservèrent des pieuses erreurs de l'un, et sa modération, de l'impétuosité de l'autre
D'Alembert, Éloges, Fleury.
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Pour exprimer un vœu.
Dieu me préserve d'un tel malheur ! Non que j'y croie au fond l'honnêteté blessée ; Me préserve le ciel d'en avoir la pensée !
Molière, Mis. III, 5
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2Se préserver, v. réfl. Se sauver de. Il s'est préservé du péril.
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Être sauvé de.
- Tant que l'homme voudra sa raison cultiver,Vos écrits de la mort sauront se préserver Mlle DESCARTES, dans RICHELET
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Étymologie
Provenç. et espagn. preservar ; ital. preservare ; du lat. præservare, de præ, avant, et servare, sauver.