prêtraille s. f. (prè-trâ-ll', ll mouillées, et non prê-trâ-ye)
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Terme familier et de dénigrement. Le clergé, les ecclésiastiques.
Ce n'est pas que les jésuites n'eussent de la jalousie de cette basse prêtraille [les sulpiciens] qui usurpait trop de crédit à leur gré
Saint-Simon, 415, 220Donner ce qu'on appelle les honneurs de la sépulture, malgré la prêtraille, au premier comédien qui décéderait
Voltaire, Lett. à Mlle Clairon, 27 août 1761Je vous assure que la prêtraille de Genève aurait fait retomber sur moi, si elle avait pu, la petite correction qu'on a faite à Jean-Jacques.... si je n'avais pas des terres en France, avec un peu de protection
Voltaire, Lett. d'Alembert, 15 sept 1762J'ai chassé M. Portalis de mon conseil.... je vous mande ceci, afin que l'on soit bien convaincu de mon intention prononcée de faire cesser cette lutte scandaleuse de la prêtraille contre mon autorité
NAPOLÉON Ier, au vice-roi d'Italie, dans Rev des Deux-Mondes, 1er nov. 1868, p. 43
Étymologie
Prêtre, et la finale péjorative aille.