Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

pressentir dans le Littré

1 article· 8 citations· rimes· synonymes· conjugaison

pressentir v. a. (prè-san-tir)

  1. 1Avoir un pressentiment de.

    • En un sens particulier, se faire une idée, deviner.

      • Démétrius, qui ne pressentait pas où tendaient tous ces discours, ne manquait pas de prendre feu par zèle pour les Romains Rollin, Hist. anc. Œuvr. t. VIII, p. 540, dans POUGENS
      • Je pressens l'objection : l'on ne dira pas que l'enfant a plus de besoins que je ne lui en donne, mais on niera qu'il ait la force que je lui attribue J.-J. Rousseau, Ém. III
      • Il [M. de Pontécoulant] le fit pressentir [son projet] en quelques paroles expressives VILLEMAIN, Souv. cont. les Cent-Jours, ch. 13
  2. 2Tâcher de connaître les dispositions d'une personne.

    • J'ai voulu sur ce point pressentir sa pensée Corneille, Othon, I, 3
    • Le duc du Maine ajouta que son désir était si sincère qu'il avait déjà pressenti le roi, que ses dispositions étaient favorables Saint-Simon, 376, 73
    • Mon avis est qu'elle [la veuve Calas] fasse pressentir [sur une demande de réparation] M. le vice-chancelier, de peur de faire une démarche qui pourrait affaiblir la bonne volonté du roi Voltaire, Lett. d'Argental, 1er avril 1765
  3. 3Se pressentir, v. réfl. Être pressenti. De grandes catastrophes se pressentaient.

Étymologie

Lat. præsentire, de præ, avant, et sentire, sentir.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander