1priser v. a. (pri-zé)
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1Mettre le prix à une chose qui doit être vendue, en faire l'estimation.
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Fig. Il prise trop sa marchandise, se dit d'un homme qui fait trop valoir ce qu'il a ou ce qu'il est.
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2Estimer, apprécier.
- Ce que prise un bon père est prisé de son fils ;Ils ont mêmes amis et mêmes ennemis Rotrou, Antig. IV, 6
- Je prise auprès des tiens si peu mes intérêts Que.... Corneille, Suiv. II, 12
Les parents de la belle Surent priser son mérite et son zèle [de l'amant]
La Fontaine, Rem.On ne peut assez priser un tel avantage
Pascal, Prov. v.
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3Louer.
- Tandis que mon faquin qui se voyait priser Boileau, Sat. III
- Et je gagerais bien que, chez le commandeur,Villandri priserait sa séve et sa verdeur Boileau, ib.
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4Se priser, v. réfl. S'estimer.
- Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes,D'un grain moins que les éléphants La Fontaine, Fabl. VIII, 15
Peut-être que César ne se prisait pas moins de ses commentaires que de ses victoires
Diderot, Sur Térence.
Étymologie
Wallon, préhî, prihî ; provenç. prezar, catal. presar ; ital. prezzare ; du lat. pretiare, de pretium, prix (voy. PRIX).