professeur s. m. (pro-fè-seur)
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1Celui qui enseigne les lettres, une science, un art. Professeur en droit. Professeur de chant.
Il [Arminius] trouva un terrible adversaire en la personne de François Gomar, professeur en théologie dans l'Académie de Leyde, rigoureux calviniste, s'il en fut jamais
Bossuet, Variat. XIV, 18Budé, Turnèbe, Ramus, Lambin, Muret, Buchanan, Passerat, Casaubon, tous professeurs dans l'Université ou au Collége royal
Rollin, Traité des Ét. VI, 2e part. II, 3On sépare un livre de son auteur ; mais on ne peut séparer un professeur de ses leçons
Condorcet, Bucquet.
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Il se dit aussi des femmes.
Mlle Agnési fut une mathématicienne célèbre, et professeur à Bologne
LEGOARANT
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Par dénigrement, on a fait le féminin professeuse.
Tite Live ne dit pas assurément qu'elles [des empoisonneuses] réduisirent cet art en préceptes.... il ne parle point de cent soixante-dix professeuses en sublimé corrosif ou en vert-de-gris
Voltaire, Dict. phil. Empoisonnements.
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C'est un temps de chien et de professeur, c'est un très mauvais temps, à cause que les professeurs sont obligés d'aller donner des leçons quelque temps qu'il fasse.
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2Fig. Il se dit d'un homme, en parlant des doctrines qu'il affecte.
- Le monde n'a jamais manqué de charlatans :Cette science, de tout temps,Fut en professeurs très fertile La Fontaine, Fabl. VI, 19
Ceux qui, voulant à tout prix être chefs de faction plutôt que professeurs d'opinions, avaient fondé leur succès sur l'intrigue et la calomnie....
Mirabeau, Collection, t. III, p. 351
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3Fig. Il se dit de celui qui exerce un art et en fait profession, par opposition au simple amateur.
Ce n'est pas un simple amateur de musique, c'est un professeur
Dict. de l'Acad.
Remarque
Le féminin professeuse, bien que employé par Voltaire, ne paraît pas devoir réussir. Aujourd'hui, on s'accoutume à dire professeur au féminin, comme on dit une femme auteur.
Étymologie
Lat. professorem, de professus, qui a déclaré, exposé (voy. PROFÈS).