propriétaire s. m. et f. (pro-pri-é-tê-r')
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1Celui, celle qui a une propriété.
Le propriétaire n'est lui-même que le premier des salariés ; ce que nous appelons vulgairement sa propriété, n'est autre chose que le prix que lui paye la société pour les distributions qu'il est chargé de faire aux autres individus par ses consommations et ses dépenses ; les propriétaires sont les agents, les économes du corps social
MIRAB., Collection, t. II, p. 12Faire proriétaire, sans dépouiller personne, l'homme qui n'est que mercenaire ; donner la terre au laboureur, c'est le plus grand bien qui se puisse faire en France depuis qu'il n'y a plus de serfs à affranchir
Paul-Louis Courier, Lett. v.On le sait : nouveau propriétaire, nouveau travail, nouveaux essais
Paul-Louis Courier, ib.- Il est propriétaire ; aussi n'a-t-il votéQu'avec un saint amour de la propriété Casimir Delavigne, La Popularité, I, 3
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Grand propriétaire, celui qui possède des biens-fonds très étendus.
Les grands propriétaires régiront leurs terres par eux-mêmes, ou ils les donneront à régir
Condillac, Comm. gouv. I, 11Gouvernant lui-même ses terres avec une économie noble et sage, M. de Maurepas fut pour les grands propriétaires un modèle d'administration
Condorcet, Maurepas.
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Nu propriétaire, celui qui a la nue propriété. Les nus propriétaires.
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2Particulièrement, celui qui possède une maison et qui la loue.
Danville : Et j'ai, pour me distraire, admiré mon hôtel. - Bonnard : Celui du duc d'Elmar. - Danville : C'est mon propriétaire
Casimir Delavigne, École des vieill. I, 1
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3Il se dit aussi des propriétés autres que les immeubles. Le propriétaire de ces meubles, de cette bibliothèque.
Ce pauvre bélître, se disant propriétaire d'un si grand secret [la pierre philosophale], devrait mourir de honte de se démentir lui-même, nous publiant sa nécessité
NAUDÉ, Rosecroix, VI, 2
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4Adj. Terme ascétique. âme propriétaire, s'est dit, dans le style mystique, d'une personne qui n'aime pas Dieu d'un amour désintéressé, mais plutôt par l'espoir d'une récompense.
L'âme attirée à quelque chose de plus deviendrait propriétaire et intéressée
Bossuet, Lett. quiét. 12
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5Propre (vieilli en ce sens).
Comme ils [nos ancêtres] n'ont pas fait la couronne élective en faveur d'eux-mêmes, ils ne l'ont pas voulu rendre propriétaire en faveur du roi, ni la lui commettre si absolument qu'il fût en sa puissance d'instituer un héritier
Guez de Balzac, De la cour. 7e disc.
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2Qui a le caractère de la propriété.
Si quelque dieu voulait lui bailler la possession propriétaire du monde à cette condition de n'en rien donner
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
Étymologie
Génev. proprîtaire ; prov. proprietari ; espagn. propietario ; ital. proprietario ; du lat. proprietarius, propre, spécial, et aussi propriétaire, de proprietas, propriété. On a dit, au féminin, propriéteresse :