Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

prosélyte dans le Littré

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prosélyte s. m. et f. (pro-zé-li-t')

  1. 1Païen qui a embrassé la religion judaïque.

    • Du temps de Salomon, il se trouva plus de cent cinquante mille prosélytes dans la terre d'Israël FLEURY, Mœurs des Israél. tit. XIII, 2e part. p. 151, dans POUGENS.
    • Les prosélytes de la porte, ceux qui, refusant de se soumettre à la circoncision, n'étaient admis que dans la cour antérieure du temple. Les prosélytes de justice, ceux qui, se soumettant à toutes les lois de Moïse, étaient considérés comme entièrement régénérés.

  2. 2Nouveau converti à une foi religieuse.

    • On en remplissait les prisons [de quakers] ; mais les persécutions ne servent presque jamais qu'à faire des prosélytes Voltaire, Dict. phil. Quakers.
    • Son supplice [d'Anne du Bourg] fit plus de prosélytes [au protestantisme] en un jour, que les livres et les prédications n'en avaient fait en plusieurs années Voltaire, Hist. parl. XX
  3. 3Par extension, un converti, un homme gagné à une doctrine.

    • Si l'illustre auteur des Maximes eût été tel qu'il a tâché de peindre tous les hommes, mériterait-il nos hommages et le culte idolâtre de ses prosélytes ? VAUVENARGUES, Max. CCXCIX.

Étymologie

Προσήλυτος, nouveau venu, de πρὸς, vers, et ἐλεύθω, venir.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander