proscription s. f. (pro-skri-psion ; en vers, de quatre syllabes)
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1Terme d'antiquité romaine. Condamnation à mort sans formes judiciaires et qui pouvait être exécutée par le premier venu.
- Le ravage des champs, le pillage des villes,Et les proscriptions, et les guerres civiles Corneille, Cinna, I, 3
Les proscriptions de Sylla et d'Octave n'approchèrent pas des massacres des Cévennes, ni pour le nombre, ni pour la barbarie
Voltaire, Mœurs, Rem. XVILes proscriptions de Sylla, qui avilirent l'esprit de la nation et la préparèrent à l'esclavage
D'Alembert, Éloges, Montesquieu. L.Sylla fut le premier qui introduisit ces tables de proscription, comme le rapporte Velleius Paterculus
BOUCHAUD, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. V, p. 143
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Proscription des biens, partage ou vente des biens d'un débiteur en fuite, au profit de ses créanciers ; c'est ce qu'on nommait proscription civile, par opposition à proscription politique.
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2Par extension, mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils.
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3Fig. Abolition, destruction. La proscription d'un usage.
Qui pourrait rendre raison de la fortune de certains mots, et de la proscription de quelques autres ?
La Bruyère, XIV
Étymologie
Lat. proscriptionem, de proscribere, proscrire.