Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

proscription dans le Littré

1 article· 6 citations· rimes· synonymes

proscription s. f. (pro-skri-psion ; en vers, de quatre syllabes)

  1. 1Terme d'antiquité romaine. Condamnation à mort sans formes judiciaires et qui pouvait être exécutée par le premier venu.

    • Le ravage des champs, le pillage des villes,Et les proscriptions, et les guerres civiles Corneille, Cinna, I, 3
    • Les proscriptions de Sylla et d'Octave n'approchèrent pas des massacres des Cévennes, ni pour le nombre, ni pour la barbarie Voltaire, Mœurs, Rem. XVI
    • Les proscriptions de Sylla, qui avilirent l'esprit de la nation et la préparèrent à l'esclavage D'Alembert, Éloges, Montesquieu. L.
    • Sylla fut le premier qui introduisit ces tables de proscription, comme le rapporte Velleius Paterculus BOUCHAUD, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. V, p. 143
    • Proscription des biens, partage ou vente des biens d'un débiteur en fuite, au profit de ses créanciers ; c'est ce qu'on nommait proscription civile, par opposition à proscription politique.

  2. 2Par extension, mesures violentes prises contre les personnes dans les temps de troubles civils.

  3. 3Fig. Abolition, destruction. La proscription d'un usage.

    • Qui pourrait rendre raison de la fortune de certains mots, et de la proscription de quelques autres ? La Bruyère, XIV

Étymologie

Lat. proscriptionem, de proscribere, proscrire.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander