prostitué, ée, part. passé (pro-sti-tu-é, ée)
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1Livré à l'impudicité. Une femme prostituée.
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Substantivement. Une prostituée, une femme de mauvaises mœurs.
Les lèvres de la prostituée sont comme le rayon d'où coule le miel ; et son gosier est plus doux que l'huile
Saci, Bible, Prov. de Salomon, v, 3
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Fig.
Vous me demandez ce qui a fait cette solution de continuité entre la Fare et Mme de la Sablière ; c'est la bassette.... c'est pour cette prostituée de bassette qu'il a quitté cette religieuse adoration
Mme de Sévigné, 14 juill. 1680
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Dans l'Apocalypse, Babylone la grande prostituée, Rome païenne.
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La prostituée de Babylone, nom de dénigrement donné par les protestants à Rome catholique.
Ce dernier [le presbytérien] affecte une démarche grave.... prêche du nez, et donne le nom de prostituée de Babylone à toutes les Églises où quelques ecclésiastiques sont assez heureux pour avoir cinquante mille livres de rente
Voltaire, Dict. phil. Presbytér.
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2Fig. Livré à quelque déshonneur auquel on s'abandonne comme par prostitution.
Ces âmes prostituées à l'ambition
Bossuet, le Tellier.
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Homme prostitué à la faveur, homme dévoué aux volontés des gens puissants.
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Une plume prostituée, auteur vendu aux intérêts de ceux qui le font écrire.
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Il se dit des choses dans un sens analogue.
- Non, non, il n'est point d'âme un peu bien situéeQui veuille d'une estime ainsi prostituée Molière, Misanth. I, 1