prostituer v. a. (pro-sti-tu-é)
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1Livrer à l'impudicité.
- Dis-lui qu'à tout le peuple on va l'abandonner ;Tranche le mot enfin, que je la prostitue Corneille, Théod. II, 7
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Prostituer son honneur, en parlant d'une femme, se livrer à l'impudicité.
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2Fig. Mettre dans un avilissement comparé à la prostitution, déshonorer par un indigne usage. Un juge accessible à la corruption prostitue sa dignité.
Nous ne faisons jamais de serments, pas même en justice : nous pensons que le nom du Très Haut ne doit pas être prostitué dans les débats des hommes
Voltaire, Dict. phil. Quakers, ICeux qui.... Ont prostitué l'âme aux vils baisers du corps
Lamartine, Socr. 351
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3Se prostituer, v. réfl. Se livrer à l'impudicité.
Votre femme se prostituera dans la ville, vos fils et vos filles périront par l'épée
Saci, Bible, Amos, VII, 17Justinien avait pris sur le théâtre une femme qui s'y était longtemps prostituée ; elle gouverna avec un empire qui n'a point d'exemple dans les histoires
Montesquieu, Rom. XXOn sait que dans l'Assyrie il y avait des temples de Vénus où les femmes allaient se prostituer par dévotion
BAILLY, Hist. astr. anc. p. 504
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4Fig. Se mettre dans un avilissement comparé à la prostitution. Cet homme se prostitue à la faveur, à la fortune, il est bassement dévoué aux volontés des hommes puissants.
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Cet écrivain se prostitue, il écrit, mentant à sa conscience, selon ce qui convient aux gens puissants, à leurs intérêts, à leurs passions.
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Étymologie
Lat. prostituere, prostituer, proprement exposer, de pro, en avant, et statuere, placer (voy. STATUE).