provende s. f. (pro-van-d')
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1Terme familier. Provision de vivres.
- Il avait vu sortir gibier de toute sorte ...Régiments de dindons, enfin bonne provende La Fontaine, Fabl. IV, 16
Ils [les Talleyrand] avaient en guise de maître d'hôtel une sorte de maître Jacques qui s'en allait tous les jours chercher leur provende à la desserte des tables royales
DECOURCHAMP, Souv. de la marquise de Créquy, t. I, ch. VIII
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2Terme d'économie rurale. Mélange de divers aliments très nutritifs, propre à engraisser les bestiaux.
Étymologie
Picard, preuvenne, quantité de grain nécessaire à un cheval. Les exemples de Wace et de Rutebeuf prouvent que provende et prébende sont le même mot (voy. PRÉBENDE).
Supplément
PROVENDE. - ÉTYM. Ajoutez : M. Boucherie (Revue des langues romanes, t. IV, p. 311) le tire de promentarius, promentarium, formes tout à fait inconnues que révèle un ms. de Pollux (publié par M. Boucherie) ; ces mots se rattachent à promus, cellerier, promum, cellier, dépense, de promere, tirer. Ceci, curieux à noter, n'infirme pas l'identité de prébende et provende.