Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

prytanée dans le Littré

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prytanée s. m. (pri-ta-née)

  1. 1Terme d'antiquité grecque. Édifice où s'assemblaient les prytanes, et qui servait à différents usages civils et religieux. À Athènes, les prytanes, des ambassadeurs revenus de mission, des citoyens qui avaient rendu des services, des généraux victorieux étaient nourris dans le prytanée aux frais de l'État.

    • Je me condamne [dit Socrate] à être nourri le reste de mes jours dans le prytanée aux dépens de la république Rollin, Hist. anc. liv. IX, ch. 4, § 7
    • Fig.

      • La pensée qu'il [le cardinal de Richelieu] avait de vous faire directeurs de ce riche et pompeux prytanée des belles-lettres, dans lequel, par un sentiment digne de l'immortalité dont il était si amoureux, il voulait placer l'Académie française le plus honorablement du monde, et donner un honnête et doux repos à toutes les personnes de ce genre qui l'auraient mérité pour leurs travaux PELLISSON, Hist. de l'Acad. II
    • À Athènes, tribunal auquel on déférait les cas où des objets inanimés avaient causé mort d'homme.

  2. 2En France, établissement d'éducation, fondé sous la République pour instruire, nourrir et entretenir gratuitement les fils de ceux qui avaient rendu des services à l'État, surtout des militaires. Le prytanée fut d'abord établi au collége Louis-le-Grand, puis transféré en 1803 à Saint-Cyr, et plus tard à la Flèche, lorsque l'empereur Napoléon envoya à Saint-Cyr l'École militaire qui occupait une partie du château de Fontainebleau.

Étymologie

Πρυτανεῖον, de πρυτανὶς, prytane.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander