pyrrhonisme s. m. (pi-rro-ni-sm')
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1Doctrine de Pyrrhon, qui, entre les dogmatiques qui prétendaient qu'il y a une vérité absolue, et les sophistes qui le niaient, voulait que le philosophe s'abstint.
Nous avons une impuissance de prouver invincible à tout le dogmatisme ; nous avons une idée de la vérité invincible à tout le pyrrhonisme
Pascal, Pens. VIII, 9, éd. HAVET.Le pyrrhonisme est le vrai ; car, après tout, les hommes, avant Jésus-Christ, ne savaient où ils étaient, ni s'ils étaient grands ou petits
Pascal, ib. XXIV, 1Les discours d'humilité sont matière d'orgueil aux gens glorieux.... ainsi ceux du pyrrhonisme sont matière d'affirmation aux affirmatifs ; peu parlent de l'humilité humblement.... peu, du pyrrhonisme en doutant
Pascal, ib. VI, 17L'art de disputer sur toutes choses, sans prendre jamais d'autre parti que de suspendre son jugement, s'appelle pyrrhonisme
Rollin, Hist. anc. XXVI, 1re part. III, II, 3On connaissait son esprit [de Bayle], ses talents, sa dialectique ; on connut alors l'immensité de son érudition, et son penchant décidé au pyrrhonisme
Diderot, Opin. des anc. philos. (phil. pyrrhonienne).
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2Par extension, habitude ou affectation de douter de tout.
Il faut se précipiter dans un monstrueux pyrrhonisme, traiter les peuples et les historiens de stupides, et brûler les annales, ou convenir de ce fait
Diderot, Pensées philos. n° 47
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Le pyrrhonisme historique, le pyrrhonisme de l'histoire, abus de la critique qui attaque la certitude des faits bien établis ; et aussi doutes sur les faits généralement admis, mais qui n'ont pas encore été soumis à la critique.
Il s'est trouvé des hommes d'une science profonde qui ont poussé le pyrrhonisme de l'histoire jusqu'à douter....
Voltaire, Mœurs, introd. Moïse.
Étymologie
Pyrrhon, philosophe grec, né à Elis, dans le IVe siècle avant l'ère chrétienne.