pécule s. m. (pé-ku-l')
-
1Terme d'antiquité romaine. Argent gagné et économisé par un esclave.
Les lois peuvent favoriser le pécule, et mettre les esclaves en état d'acheter leur liberté
Montesquieu, Esp. XV, 18
-
2Aujourd'hui, ce qu'une personne dans la dépendance d'autrui acquiert par son travail, par son économie. Il a disposé de son pécule à l'insu de ses parents.
-
3Toute petite somme d'argent, de quelque source qu'elle provienne.
Que M. Thiriot ne s'expliquait-il ? je lui aurais envoyé, depuis deux ans, de quoi se faire un honnête pécule en rogatons
Voltaire, Lett. Damilaville, 22 avr. 1761
Étymologie
Provenç. peculi ; espagn. et ital. peculio ; du lat. peculium, dérivé de pecus, bétail (voy. PECQUE), parce qu'à Rome anciennement c'était le bétail qui représentait la richesse ; la marque de la monnaie était un bœuf, un mouton ou un pourceau.