quai s. m. (kè)
-
1Levée ordinairement revêtue de pierres de taille, et faite le long d'une rivière.
La commodité des quais sur les bords des grosses rivières
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 419, dans POUGENSOh ! lorsqu'un lourd soleil chauffait les grandes dalles Des ponts et de nos quais déserts
A. BARBIER, la Curée.
-
Les quais sont à Paris un lieu où beaucoup de bouquinistes étalent.
- Qui, sur les quais, sans avoir été lu,Voit expirer son livre vermoulu J.-B. Rousseau, Épît. I, 1
-
2Rivage d'un port où l'on décharge les marchandises.
-
On dit d'un navire, qu'il est à quai, lorsqu'il est le long d'un quai pour faire son chargement ou son déchargement.
-
-
3Se dit des berges dans un embarcadère de chemin de fer.
Étymologie
Bas-lat. caium, quai, dans une charte de Philippe Auguste ; espagn. cayos, écueils ; portug. caes, quai ; holland. kaai ; angl. kay ; glose d'Isidore kai, cancelli, barreaux ; du celtique : kimry, kae, haie, barrière ; bas-breton, kaé, haie et quai. Les diverses significations caium, cayos et la glose d'Isidore se tiennent par un fil de significations que l'on suit sans peine. Diez se demande en présence de ces formes pourquoi le français n'a pas dit chai, et il se répond que sans doute c'est un mot qui fut emprunté au picard. La réponse est bonne, si l'on y ajoute que le mot fut emprunté avec le sens restreint ; car chai ou chais est dans le français et signifie cellier, en bas-latin, cayum.