qualifier v. a. (ka-li-fi-é)
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1Marquer de quelle qualité est une chose.
- Toute profession s'estime dans son cœur,Traite les autres d'ignorantes,Les qualifie impertinentes La Fontaine, Fabl.XI, 5
Qualifiant les choses comme il nous plaît, traitant de bagatelles et de rien ce qui est essentiel au salut
Bourdaloue, Serm. 24e dim. après la Pentecôt. Domin. t. IV, p. 444De cette sortie séparée, Harlay a fait naître une indécence que je m'abstiens de qualifier
Saint-Simon, 374, 24Les jurisconsultes de l'Europe et surtout le célèbre marquis Beccaria n'ont jamais qualifié ces jugements [de Calas, de Lalli, de Labarre] que d'assassinats
Voltaire, Lett. Richelieu, 20 mai 1771L'homicide commis volontairement est qualifié meurtre, Code pénal, art. 295. La soustraction frauduleuse est qualifiée vol
ib. art. 379
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Il se dit des personnes dans le même sens. Qualifier quelqu'un de fourbe.
Il [Pythagore] admettait, dit-on, une âme répandue dans toute la nature... principe éternel dont nos âmes sont émanées, et qu'il qualifiait du nom de Dieu
Barthélemy, Anach. ch. 79 (note 1).Personne moins que moi, n'aime à qualifier durement ceux avec qui nous sommes en guerre
VILLEMAIN, Souven. contemp. les Cent-Jours, ch. VIII.
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2Terme de grammaire. Exprimer la qualité. L'adjectif qualifie le nom.
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3Attribuer un titre, une qualité à une personne.
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Dans cette acception, il se construit ordinairement sans de. L'arrêt le qualifie prince, duc, etc.
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On le dit aussi avec de. On le qualifie de duc, de baron.
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4Se qualifier, v. réfl. S'attribuer une qualité, un titre. Il se qualifie docteur. Il se qualifie de marquis.
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5Se rendre capable de.
Lisez l'Histoire ecclésiastique, vous dis-je, pour vous qualifier dans votre métier
Voltaire, Facéties, Quest. sur les mir. 17
Étymologie
Bas-lat. qualificare, de qualis, quel, et facere, faire.