Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

queux dans le Littré

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1queux s. f. (keû)

  1. Sorte de pierre à aiguiser. Queux à faux. Queux à l'huile.

    • La torpille endort le bras sans être engourdie ; la pierre queux ou affiloire fait trancher le rasoir et ne tranche pas LA MOTHE LE VAYER, Dial. d'Or. Tubero, t. II, p. 93, dans POUGENS
    • On écrit aussi, mais à tort, queue.

Étymologie

Berry, cous, masculin ; saintong. coue ; picard, keuche, keusse, queusse ; Hainaut, keuche, kuèche ; wallon, keûs ; provenç. cot ; ital. cote ; du lat. cotem ; sansc. ço, aiguiser, et çana, queux. On trouve dans des textes officiels la forme provinciale queusche :

2queux s. m. (keû)

  1. Terme vieilli. Cuisinier.

    • Le maître queux se tenait sur une chaise élevée entre le buffet et la cheminée MARCHANGY, Tristan le voyageur, LXXIX
    • Je chargeai mon maître queux de m'en procurer la recette [de l'omelette au thon] avec les détails les plus minutieux BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût, l'Omelette du curé
    • Grand queux de France, nom d'un officier de la maison du roi qui commandait à tous les officiers de la cuisine et de la bouche.

Étymologie

Ital. cuoco ; du lat. coquus, de coquere, cuire (voy. CUIRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander