1rètre s. m. (rè-tr')
-
Voy. REÎTRE.
Voy. REÎTRE.
1Anciennement, cavalier allemand. Les reîtres ont souvent figuré dans nos guerres de religion.
C'était [Rosen] un Allemand rusé et fort délié sous une affectation de grossièreté et une manière de reîtreSaint-Simon, 108, 145
2Fig. et familièrement, en mauvaise part ou par plaisanterie, un reître, un homme que l'on compare à un soudard.
D'Aquin était grand courtisan, mais reître, avare, avideSaint-Simon, 14, 155
Un vieux reître, un homme qui a vu beaucoup de pays, qui a de l'expérience, de l'astuce.
Que sait-on hélas ! le vieux rêtre, Très choyé, très soigneux des restes de son être, Hélas ! enterrera peut-être Celui pour qui nous demandonsGresset, Requête au roi.
Vieux reître se dit aussi d'un homme âgé qui court après les femmes.
De quoi s'avise ce vieux reître, de devenir amoureux à soixante et quatorze ans ?HAUTEROCHE, Crisp. médic. I, 10
All. Reiter, cavalier, de reiten, chevaucher.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander