réchapper v. n. (ré-cha-pé)
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1Échapper à quelque chose qui menace.
- Tout s'écarte à l'instant ; mais aucun n'en réchappe Boileau, Lutr. V
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Échapper à un massacre.
À peine les janissaires eurent-ils fait le repas, que les Russes arrivent sur des bateaux plats ; pas un janissaire ne réchappa
Voltaire, Cand. 12
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Particulièrement. Échapper à une maladie, à une blessure dangereuse.
L'on a toujours cru qu'il en réchapperait ; car il parlait avec liberté, quoiqu'il eût perdu une grande quantité de sang
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 83Ma foi, monsieur, notre chat est réchappé depuis peu d'un saut qu'il fit du haut de la maison dans la rue
Molière, Am. méd. II, 1Il vaut mieux mourir selon les règles que de réchapper contre les règles
Molière, ib. II, 5Maupertuis, à force de boire de l'eau de vie, s'est mis à la mort ; mais il en réchappe, parce qu'il est né avec un tempérament de Tartare
Voltaire, Lett. Richelieu, 25 nov. 1752Le danger d'en mourir [de la petite vérole] n'est pas non plus le même pour tous les âges, puisqu'on en réchappe bien plus aisément dans l'enfance que dans la vigueur de la jeunesse
D'Alembert, Réfl. sur l'inoc. Œuv. t. IV, p. 372, dans POUGENS.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand on veut exprimer l'action : Il a réchappé du naufrage ; avec l'auxiliaire être, quand on veut exprimer l'état : Il est réchappé de sa pleurésie.
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2V. a. Tirer d'un péril.
Maître fou, lui dit Candide, je t'ai réchappé des galères, j'ai payé ta rançon....
Voltaire, Cand. 29
Remarque
Bouhours, Suite des Rem. p. 196, dit : " On échappe d'un danger, on réchappe d'une maladie. " L'usage n'est pas si exclusif.
Étymologie
Re..., et échapper.