référer v. a. (ré-fé-ré. La syllabe fé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je réfère, excepté au futur et au conditionnel : je référerai)
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1Rapporter une chose à une autre. On référa la citation à l'original.
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2Attribuer. Je vous en réfère tout l'honneur.
- L'autre m'en fait toujours un hommage fidèle ;Et sur ceux qu'on lui rend son zèle s'élevantMe les refère tous sans en vouloir pour elle Corneille, Imit. III, 54
Vous comprenez comment vous pouvez les référer [les afflictions] à Dieu, en y reconnaissant sa volonté
Bourdaloue, Instruct. sur la prud. du salut, XII
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3Terme de jurisprudence. Référer le serment à quelqu'un, s'en rapporter au serment de quelqu'un qui voulait s'en rapporter au nôtre. Le serment lui avait été déféré, mais il le référa à la partie adverse.
Le serment déféré d'office par le juge à l'une des parties ne peut être par elle référé à l'autre
Code Nap. art. 1368
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Référer à quelqu'un le choix d'une chose, lui laisser le choix de la même chose dont il nous donnait le choix.
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4V. n. Terme de palais. Faire rapport. Il faut en référer à la chambre.
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Au passif et impersonnellement. Il en sera référé.
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5Se référer, v. réfl. Avoir rapport à.
C'est à quoi.... les signes du ciel se doivent référer
MAIRET, Solim. II, 2Ces paroles ne doivent pas se référer où vous voulez qu'elles se réfèrent
PATRU, Plaidoyer 12, dans RICHELET
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6S'en rapporter à. Se référer à quelqu'un, à l'avis de quelqu'un.
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7Faire un rapport.
La commission parlementaire chargée de référer sur le projet de loi concernant les amendes fiscales a terminé ses travaux...
Journ. offic. 17 juin 1872, p. 4065, 3e col.
Étymologie
Prov. referre ; espagn. referir ; ital. riferire ; du lat. referre, de re, et ferre, porter.