réfugier (se) v. réfl. (ré-fu-ji-é)
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1Se retirer en lieu de sûreté.
Elle se vit, douze jours après, contrainte de prendre la fuite pour se réfugier en France
Bossuet, Reine d'Anglet.Le malheureux prince [Prusias], abandonné de tous ses sujets, se réfugia dans un temple, où il fut tué par des soldats qu'avait envoyés Nicomède
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. IX, p. 207, dans POUGENSAlexandre III se réfugie en France, asile naturel de tout pape ennemi d'un empereur
Voltaire, Mœurs, 48
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Fig.
La pudeur s'est enfuie des cœurs, et s'est réfugiée sur les lèvres
Voltaire, Cant. des cant. Précis.Julie [d'Étanges] est restée dans le monde, elle se réfugie en secret auprès de Dieu
Chateaubriand, Génie, II, III, 5
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2Fig. Avoir recours. Il se réfugie dans des subtilités, dans des mensonges.
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3V. a. Mener en un refuge.
Je vins réfugier mes dieux pénates sur cette côte déserte, où je ne trouvai que des terres incultes
Fénelon, Tél. IX
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4Donner asile (en ce sens il n'est usité qu'en langage historique).
Ceux qui dans ce cas [le meurtre d'un maître] réfugiaient un esclave pour le sauver étaient punis comme meurtriers
Montesquieu, Esp. XV, 16
Étymologie
Refuge.