régénération s. f. (ré-jé-né-ra-sion ; en vers, de six syllabes)
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1Reproduction d'une partie détruite.
Les blessures qu'on voit se fermer et en même temps les chairs revenir par une assez prompte régénération
Bossuet, Connaiss. II, 10
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Reproduction.
Ce qui fait durer si longtemps la douleur de la goutte ou de la colique, c'est la continuité, c'est la continuelle régénération de l'humeur mordicante qui la fait naître
Bossuet, Connaiss. III, 6Je ne me sers ici du mot régénération que pour désigner la simple évolution de parties préexistantes, et qui, en se développant, remplacent celles qui ont été retranchées, ou que des parties ont détruites
Bonnet, Palingén. phil. X, 5
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Reproduction d'un objet sous sa première forme. Régénération des métaux.
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2Fig. Réformation, renouvellement moral.
Il paraît positivement par les inscriptions que ce sacrifice [les tauroboles] était pour ceux qui recevaient le sang une régénération mystique et éternelle
Fontenelle, Oracles, II, 4Rome [des papes].... aurait grand besoin d'une régénération
Duclos, Œuv. t. VII, p. 51Puissent les principes être le germe d'une régénération trop juste pour être refusée, et trop désirée pour n'être pas inévitable !
Mirabeau, Collection, I, p. 82
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Dans un sens ironique, prétendue amélioration de la nature et du sort des peuples.
La régénération humaine m'assiégeait sous toutes les formes
REYBAUD, Jér. Paturot, I, 2
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3Renaissance, en parlant du baptême.
Rien du vieil homme n'entrera dans le ciel que par la régénération en Jésus-Christ
Mme de Sévigné, 441Il n'est pas nécessaire de savoir précisément comment se fait la régénération des enfants, pourvu qu'on admette en eux une véritable régénération, ou une justification intérieure et réelle, causée, si on le veut, par les actes qui accompagnent le sacrement
Malebranche, Rech. éclaircissements, I
Étymologie
Lat. regenerationem, de regenerare, régénérer.