répit s. m. (ré-pi ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des ré-pi-z agréables ; Palsgrave, p. 23, dit que respit est prononcé sans s)
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Relâche, délai, surséance. Ce créancier ne donne aucun répit à son débiteur. Mes douleurs ne me laissent pas un instant de répit.
Selon ces calculs, l'empire papal devrait être tombé en 1620 ou 1653 ; or il est encore, et il a quelque répit
Bossuet, Var. XIII, 29Prenant les deux lieues qui me restaient à faire pour un répit, je me réjouis de ce qui m'eût désolé dans un autre temps
J.-J. Rousseau, Hél. IV, 6
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Lettres de répit, ou, simplement, répit, lettres que le roi accordait quelquefois à un débiteur pour suspendre les poursuites des créanciers. On fit casser ses lettres de répit, son répit.
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En matière féodale, souffrance donnée au vassal par le seigneur pour lui rendre foi et hommage, ou pour remplir d'autres devoirs.
Étymologie
Provenç. respieg, respiech, respieit, respeit ; catal. respecte ; espagn. respecto ; portug. respeito ; ital. rispetto ; du lat. respectus, de respicere, regarder en arrière, de re, et specere, voir (voy. SPECTACLE). L'ancienne langue avait le verbe respiter, donner un répit. On remarquera un des sens anciens de respit : proverbe, dicton.