Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

répugner dans le Littré

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répugner v. n. (ré-pu-gné)

  1. 1Être plus ou moins opposé, contraire, avec un nom de chose pour sujet.

    • Il n'y a donc rien qui répugne à leur donner une reine Corneille, Sertor. Au lecteur.
    • M. Caritidès : Monsieur, le temps répugne à l'honneur de vous voir Molière, Fâcheux, III, 2
    • J'entends une voix qui dit : Il faut marcher malgré vous ; ou bien, si vous ne voulez pas, il faut mourir, qui est une autre extrémité où la nature répugne Mme de Sévigné, 602
    • La justice divine, qui semble dormir et oublier les pécheurs, leur répugnant, pour ainsi dire, de toute elle-même Bossuet, Sermons, Nécess. de la pénit. 2
    • Les uns ont prétendu que cette éternité de supplice pour un péché, quelque énorme qu'il puisse être, répugnait à la bonté de Dieu Bourdaloue, Serm. pour le 19e Dim. après la Pentec. Sur l'éternité malheureuse
    • J'ai dit que l'établissement d'une partie publique répugnait à l'usage du combat judiciaire Montesquieu, Esp. XXVIII, 36
    • Absolument. Cela répugne, cela se contredit.

      • Dieu étant le souverain être, il est aussi nécessairement le souverain bien et la souveraine vérité, et, partant, il répugne que quelque chose vienne de lui qui tende positivement à la fausseté Descartes, Rép. aux secondes object. 28
  2. 2Avoir de la répugnance, avec un nom de personne pour sujet.

  3. 3Inspirer de la répugnance. Cet homme me répugne.

    • Notre premier aliment est le lait ; nous ne nous accoutumons que par degrés aux saveurs fortes ; d'abord elles nous répugnent J.-J. Rousseau, Ém. II
    • Absolument. Cela répugne.

    • Impersonnellement. Il me répugne de vous entretenir d'un pareil sujet.

      • Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

Étymologie

Prov. et espagn. repugnar ; ital. repugnare, du lat. re, et pugnare, combattre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander