révélation s. f. (ré-vé-la-sion ; en vers, de cinq syllabes)
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1Action de révéler. La révélation d'un complot. Ces mémoires contiennent de curieuses révélations.
L'on peut avoir la confiance de quelqu'un sans en avoir le cœur ; celui qui a le cœur n'a pas besoin de révélation ou de confiance, tout lui est ouvert
La Bruyère, IVToute révélation d'un secret est la faute de celui qui l'a confié
La Bruyère, VAu Japon où les lois renversent toutes les idées de la raison humaine, le crime de non-révélation s'applique aux cas les plus ordinaires
Montesquieu, Esp. XII, 17La révélation de la confession de Philippe V faite au duc d'Orléans régent par le jésuite d'Aubenton
Voltaire, Lett. Richelieu, 15 avr. 1769
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En termes d'officialité : on publia des monitoires pour avoir révélation de telle chose.
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Fig. C'est toute une révélation, se dit d'un fait qui, connu, en découvre une infinité d'autres.
Ce peuple de figures nouvelles, sorties des fouilles de Sakharah [en Égypte], est toute une révélation ; car la sculpture du temps des pyramides n'était encore connue que par des échantillons rares et peu soignés
DE ROUGÉ, Archives des missions scientif. 2e série, t. Ier, p. 170
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2L'inspiration par laquelle Dieu fait connaître surnaturellement certaines choses.
Vous n'aurez pour vision qu'une nuit sombre, et pour révélation que des ténèbres
Saci, Bible, Michée, III, 6Le Seigneur, le Dieu des armées, m'a fait entendre cette parole dans une révélation
Saci, ib. Isaïe, XXII, 14Dans la bataille où ses affaires [de Magnence] furent ruinées, Valens, évêque arien, secrètement averti par ses amis, assura Constance que l'armée du tyran était en fuite, et fit croire au faible empereur qu'il le savait par révélation ; sur cette fausse révélation, Constance se livre aux ariens
Bossuet, Hist. I, II
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Il se dit aussi des communications supposées avec les dieux, dans le paganisme.
En autorisant les révélations de Socrate, on introduirait tôt ou tard le fanatisme dans un pays où les imaginations sont si faciles à ébranler
Barthélemy, Anach. 67
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Fig. Savoir une chose par révélation, la savoir sans l'avoir apprise.
Quoique ce ne soit pas la coutume de savoir les affaires par révélation et qu'il faille les apprendre par expérience
Guez de Balzac, De la cour, 2e disc.
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Révélation intérieure, suggestion intime qu'on rapporte à une origine divine.
Une révélation intérieure qui me donnerait sans cesse la plus forte persuasion de la certitude d'un état futur
Bonnet, Paling. XVIII, 1
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3Absolument. La révélation divine ou la religion révélée.
L'autorité de l'Écriture sainte est fondée sur la révélation
Dict. de l'Acad.Une religion pour vous conduire et une révélation pour vous éclairer
Montesquieu, Esp. XXV, 13Une classe de philosophes contemplatifs qui faisait profession d'une sorte de déisme et n'admettait aucune révélation
S. DE SACY, Inst. Mém. Acad. inscr. t. IX, p. 25
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On dit quelquefois les trois révélations, en parlant de la religion juive, de la religion chrétienne et de la religion musulmane.
Dans les trois révélations, les livres sacrés sont écrits en des langues inconnues aux peuples qui les suivent : les Juifs n'entendent plus l'hébreu, les chrétiens n'entendent ni l'hébreu ni le grec, les Turcs ni les Persans n'entendent point l'arabe et les Arabes modernes eux-mêmes ne parlent plus la langue de Mahomet
J.-J. Rousseau, Ém.IV
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4Chose révélée. Les révélations de saint Jean.
Étymologie
Provenç. revelacio ; espagn. revelacion ; ital. rivelazione ; du lat. revelationem, de revelare, révéler.