rais s. m. (rê)
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1Terme qui vieillit. Rayon.
- Qu'ainsi qu'en été le soleil,Il dissipe aux rais de son œil Toute vapeur.... Régnier, Hymne.
Le soleil.... laisse échapper de longs rais d'une lumière pâle qui nous annoncent la tempête
BERN. DE SAINT-PIERRE, Harmon. liv. II- Il est midi ; de l'éclat de ses raisLe jour me brûle et mon fusil me pèse P. LEBRUN, Poés. t. I, 18
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Au XVIIe siècle, quand rais commençait à vieillir, Vaugelas, déclarant qu'il ne pouvait plus se dire des rayons du soleil, admettait qu'il se disait encore très bien, en vers et en prose, des rayons de la lune. Cela est observé dans les exemples suivants.
Comme les voyageurs qui se lèvent aux rais de la lune, pensant qu'il soit jour
Guez de Balzac, le Prince, ch. 16- Le soleil, qui commence à luire,Ne te brûlera point dans la chaleur du jour ;Et, quand la lune aura son tour,Ses rais les plus malins ne pourront plus te nuire Corneille, Trad. du ps. 120
- La lune avec beaucoup d'éclatIlluminait tout mon grabat,Perçant de ses rais ma fenêtre Scarron, Virg. III
Combien de fois la lune a leurs pas éclairés, Et, couvrant de ses rais l'émail d'une prairie, Les a vus à l'envi fouler l'herbe fleurie !
La Fontaine, Adonis.
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2Pièces qui entrent par un bout dans le moyeu d'une roue, et par l'autre dans les jantes ; ainsi dites de leur disposition rayonnée. Les rais de la roue. Un rais est rompu.
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3En architecture. Rais de cœur, ornement en forme de cœur.
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4Terme de blason. Les pointes qui sortent d'une étoile comme des rayons.
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5Terme forestier. Branche, en parlant du sapin.
Les rais ou branches de sapin forment la meilleure partie de l'arbre comme combustible ; pour cet emploi, le bois de sapin peut valoir la moitié du hêtre
BROILLIARD, Rev. des Deux-Mondes, 15 avril 1876, p. 922
Remarque
On devrait écrire rai au singulier comme on faisait autrefois ; l's n'a aucune raison d'être.
Étymologie
Wallon, ret (d'une roue) ; provenç. rai, raig, rait, rach, rah ; espagn. rayo, radio ; ital. raggio ; du lat. radius.