racaille s. f. (ra-kâ-ll', ll mouillées, et non ra-kâye)
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1La partie la plus vile de la populace.
Le mari et la femme qui ne purent être pendus à la porte de Paris vendredi dernier pour le tumulte que les laquais y excitèrent, furent hier, en plein midi, au même lieu, pendus et étranglés, pour montrer à cette racaille de laquais qu'on ne les craignait point
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 93La racaille dans des trous.... Se sauva sans grand travail
La Fontaine, Fabl. IV, 6- Ton peu d'entendementMe rend tout étonné : vous n'êtes que racaille,Gens grossiers, sans esprit, à qui l'on n'apprend rien La Fontaine, ib. VIII, 21
Puis-je en mes vers.... Des Cotins de mon temps poursuivre la racaille ?
Voltaire, Ép. 95
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2Fig. Il se dit de toutes les choses de rebut. On a vendu aujourd'hui tous les livres de prix ; le reste n'est que de la racaille.
Synonymes
RACAILLE, CANAILLE. La signification commune est foule digne de mépris ; mais racaille est encore plus méprisant que canaille, et exprime un degré au-dessous.
Étymologie
On a indiqué le grec ῥάϰος, guenille ; la signification conviendrait ; mais on ne voit pas comment ce mot grec se serait introduit. Diez propose dubitativement l'ancien scandinave racki, angl. rack, chien, de sorte que racaille aurait, étymologiquement, le même sens que canaille. Ce qui paraît le plus probable, c'est que ce terme injurieux provient du raca, injurieux aussi, qui est dans l'Évangile. Plusieurs mots de la Bible ont passé dans les langues romanes, par exemple parabola qui a donné parole. Le provençal a raca, rosse, qui ne contredit pas cette étymologie.