raréfier v. a. (ra-ré-fi-é)
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1Terme didactique. Augmenter considérablement le volume d'un corps sans en augmenter la matière propre ni le poids ; il est opposé à condenser.
L'air de la ventouse qui était raréfié par le feu de la bougie
Pascal, Pesant. de l'air, IILa chaleur de l'eau bouillante, qui ne raréfie l'eau que d'un 26e, raréfie la vapeur au point de lui faire occuper un volume 13 ou 1400 fois plus grand que celui de l'eau qui l'a formée
BRISSON, Traité de phys. t. II, p. 197
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Fig.
L'épanouissement de la joie qui semble raréfier tout notre être
J.-J. Rousseau, Ém. V
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2Se raréfier, v. réfl. Devenir plus rare, moins dense ; occuper un plus grand volume.
Ces gouttes [le flot de sang qui entre dans le cœur à chaque dilatation] se raréfient et se dilatent à cause de la chaleur qu'elles y trouvent
Descartes, Méth. V, 6Tout fluide se raréfie par la chaleur, et se condense par le froid
Buffon, Hist. min. Introd. 2e part. Œuv. t. VI, p. 144L'air ne peut point se raréfier sans que le calorique qu'il contient ne diminue de tension ; par conséquent, à mesure qu'il se raréfiera, il devra en même temps se refroidir
THENARD, Traité de chimie, t. I, p. 41, dans POUGENS
Étymologie
Génev. rarefier ; prov. et espagn. rareficar ; ital. rarificar ; du lat. rarus, rare, et facere, faire.