rasseoir v. a. (ra-soir)
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1Asseoir de nouveau, replacer. Rasseoir un enfant. Rasseoir une statue renversée.
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2Fig. Reposer, calmer.
- C'est ce qui doit rasseoir votre âme effarouchée Molière, Mis. II, 1
Mon seul soin devait être de gagner du temps, pour raffermir mes sens et rasseoir mon imagination
J.-J. Rousseau, Ém. V
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3Se rasseoir, v. réfl. Se remettre assis. Rasseyez-vous. Rasseyons-nous.
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Avec ellipse du pronom personnel. Il s'était levé, on le fit rasseoir.
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4Fig. Se reposer, se calmer, revenir à une situation tranquille.
- Ses discours insolents m'ont mis l'esprit en feu,Et je veux prendre l'air pour me rasseoir un peu Molière, Tart. II, 2
Il me semble que tout commence à se rasseoir ici
Diderot, Père de famille, V, 7- Le malheureux.... ne connaît pas....Une âme où, dans ses maux, comme en un saint asile,Il puisse fuir la sienne et se rasseoir tranquille André Chénier, Élégies, 23
Le peuple ne se rassoira pas qu'il n'ait abattu ses ennemis
BABŒUF, Pièces, I, 138
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Avec ellipse du pronom personnel. Je suis trop ému, laissez rasseoir mon esprit.
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5S'épurer en se reposant. Le vin se rassied par le repos.
Pour donner le temps à la fécule bleue [de l'indigo] de se précipiter au fond de la cuve, où on la laisse se rasseoir jusqu'à ce que l'eau soit totalement éclaircie
Raynal, Hist. phil. VI, 17
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Avec ellipse du pronom personnel.
L'eau de pluie, lorsqu'on la laisse rasseoir en quelque vase
Descartes, Météor. 7
Étymologie
Re..., et asseoir ; wallon, rassir ; picard, rassir.