rattacher v. a. (ra-ta-ché)
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1Attacher ce qui est détaché. Rattachez ce chien, ce cheval.
Il n'a pas daigné seulement, dit-elle, me rattacher cette jarretière que voici, et dont je ne veux plus me servir
Voltaire, Zadig, 7
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2Il se dit quelquefois simplement pour attacher.
Des agrafes de diamants rattachaient leurs manteaux d'hermines et de martre
Mme de Genlis, Veillées du château t. II, p. 105, dans POUGENS
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3Fig. Renouer, ou, simplement, nouer un lien moral.
- Ajoutez qu'il vous aime, et veut par tous moyensRattacher ce vainqueur à ses derniers liens Corneille, Perth. V, 1
Elle espéra que Léonce retrouverait à la guerre un genre d'intérêt qui pourrait le rattacher à la vie
Mme de Staël, Delph. 5e part. conclusion.Ne m'avait-elle [Amélie] rattaché à l'existence que pour me délaisser tout à coup ?
Chateaubriand, René.
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Rattacher les fers, remettre dans les chaînes de l'amour.
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Se rattacher quelqu'un, le rattacher à soi.
Mme de Maintenon aurait pu se rattacher par l'intérêt tous ceux qui par intérêt l'avaient trahie
Mme de Genlis, Mme de Maintenon, t. I, p. 272, dans POUGENS
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4Fig. Établir une connexion entre des choses.
Les faits qui semblent isolés et qu'on ne peut rattacher à rien doivent irriter l'émulation ; pourquoi seraient-ils plus invincibles que ceux qu'on est parvenu à dévoiler ?
SENNEBIER, Ess. art d'obs. t. I, p. 392, dans POUGENSOn rattache dans sa pensée ses fautes à ses malheurs
Mme de Staël, Corinne, XVIII, 5
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5Se rattacher, v. réfl. Être attaché. Un vêtement qui vient se rattacher sur l'épaule.
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6Fig. S'attacher de nouveau à.... Il s'est rattaché à cette femme qu'il avait quittée.
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Avoir de la liaison, de la connexion avec. Causes qui se rattachent les unes aux autres.
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Étymologie
Re..., et attacher ; wallon, ratechî.