reître ou rêtre s. m. (rê-tr')
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1Anciennement, cavalier allemand. Les reîtres ont souvent figuré dans nos guerres de religion.
C'était [Rosen] un Allemand rusé et fort délié sous une affectation de grossièreté et une manière de reître
Saint-Simon, 108, 145
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2Fig. et familièrement, en mauvaise part ou par plaisanterie, un reître, un homme que l'on compare à un soudard.
- Vraiment le reître avait trouvé son homme Scarron, Poésies, div. Œuv. t. VII, p. 70, dans POUGENS
D'Aquin était grand courtisan, mais reître, avare, avide
Saint-Simon, 14, 155
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Un vieux reître, un homme qui a vu beaucoup de pays, qui a de l'expérience, de l'astuce.
Que sait-on hélas ! le vieux rêtre, Très choyé, très soigneux des restes de son être, Hélas ! enterrera peut-être Celui pour qui nous demandons
Gresset, Requête au roi.
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Vieux reître se dit aussi d'un homme âgé qui court après les femmes.
De quoi s'avise ce vieux reître, de devenir amoureux à soixante et quatorze ans ?
HAUTEROCHE, Crisp. médic. I, 10
Étymologie
All. Reiter, cavalier, de reiten, chevaucher.