rebattre v. a. (re-ba-tr')
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1Battre de nouveau. On bat cet enfant, et on le rebat sans cesse. Rebattez cet habit, il est encore plein de poussière.
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Fig.
Il doit y avoir à limer et rebattre avant de livrer mon ouvrage au public
Paul-Louis Courier, Lett. II, 4
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Rebattre un matelas, en battre la laine après l'avoir ouvert, et le refaire.
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Rebattre un tonneau, en resserrer les douves.
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Repiquer les meules d'un moulin.
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Rebattre une place, y diriger de nouveau le feu du canon.
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2Rebattre les cartes, les mêler une seconde fois.
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3Parcourir de nouveau. La cavalerie rebattit la plaine.
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Terme de chasse. Rebattre ses voies, en parlant du chien, revenir sur ses pas.
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Rebattre ses voies, se dit aussi d'une bête chassée.
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Les chiens courants rebattent, quand ils prennent le contre-pied en criant, comme s'ils allaient dans le droit.
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4Fig. et familièrement. Rebattre les oreilles, répéter inutilement et d'une manière ennuyeuse.
Il m'en a souvent rebattu les oreilles
Hamilton, Gramm. 7
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On dit dans le même sens : rebattre quelque chose.
Je suis persuadé qu'il y a inconvénient dans les grandes affaires à rebattre le passé, si ce n'est pour mémoire, et simplement autant qu'il peut avoir rapport à l'avenir
Retz, Mém. t. III, liv. IV, p. 148, dans POUGENSHâte-toi, mon ami, tu n'as pas tant à vivre ; Je te rebats ce mot ; car il vaut tout un livre
La Fontaine, Fabl. VIII, 27- Faut-il vous le rebattreAux oreilles cent fois, et crier comme quatre ? Molière, Tart. V, 3
Vous me rebattez deux ou trois fois que je commence toujours mes lettres par vous demander où vous êtes
Mme de Sévigné, à d'Hérigoyen, 14 juin 1687Je me donnai tant de peine, qu'à force de lui rebattre la même chose, je parvins insensiblement à lui rendre mes leçons utiles
Lesage, Estev. Gonz. 46
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5Se rebattre, v. réfl. Se battre de nouveau.
Étymologie
Re..., et battre ; wallon, ribatt.