recommencer v. a. (re-ko-man-sé ; quelques-uns prononcent rekemansé ; cette prononciation n'est pas bonne. Le c prend une cédille devant a et o : je recommençais, recommençons)
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1Commencer de nouveau à faire ce qui a été fait.
Ne croyez pas que je veuille recommencer les chagrins passés
Mme de Sévigné, 16 sept. 1677Ce raisonnement est recommencé cinquante fois avec des tours qui tous aboutissent non pas à...
Bossuet, Préf. sur l'inst. past. de M. de Cambrai, VI, 70- Ainsi, recommençant un ouvrage vingt fois,Si j'écris quatre mots, j'en effacerai trois Boileau, Sat. II
Dans leurs jeux, où ils [les enfants] sont vifs, appliqués, exacts, amoureux des règles et de la symétrie, où ils ne se pardonnent nulle faute les uns aux autres, et recommencent eux-mêmes plusieurs fois une seule chose qu'ils ont manquée
La Bruyère, XIOtahiti avec ses palmiers, ses chants, ses chœurs, ses danses, et ses peuples qui recommençaient la Grèce
Chateaubriand, Natch. liv. II- Je vais à soixante ans recommencer ma vie ! Casimir Delavigne, Éc. des vieill. III, 8
- Là jamais ne s'élèveBruit qui fasse penser ; Jusqu'à ce qu'il s'achèveOn peut mener son rêve Et le recommencer Lamartine, Harm. III, 10
- Toi, qu'en vain j'interroge, esprit, hôte inconnu,Avant de m'animer, quel ciel habitais-tu ?...As-tu tout oublié ? par delà le tombeau,Vas-tu renaître encor dans un oubli nouveau ?Vas-tu recommencer une semblable vie ? Lamartine, Médit. I, 5
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Familièrement. Recommencer de plus belle, recommencer sur nouveaux frais, faire de nouveau quelque chose avec plus d'ardeur que la première fois, après s'être reposé.
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Recommencer sur nouveaux frais, recommencer de nouveau un ouvrage, un travail, comme si rien n'en eût été fait.
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2Recommencer un élève, faire reprendre les éléments à un élève qui a été mal commencé.
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Terme de manége. Recommencer un cheval, le remettre aux premières leçons
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3V. n. Faire de nouveau.
- Finissons ; mais demain, Muse, à recommencer Boileau, Sat. VII
- Il marche dans la plaine immense,Va, vient, lance le grain au loin,Rouvre sa main et recommence Victor Hugo, Chansons des rues et des bois, II, 1
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Dire de nouveau.
Recommencez, me disait une de ses femmes, à cet endroit où vous fûtes si désespéré lorsque le roi de Médie vous donna sa fille
Montesquieu, Ars. et Ismèn.
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Familièrement. C'est toujours à recommencer, on perd son temps, on n'achève pas, on n'obtient rien.
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Vous ne sauriez mieux dire si vous ne recommencez, signifie qu'une personne a dit d'abord ce qu'il fallait dire.
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4Avoir un nouveau commencement.
- Comment souffrirons-nous....Que le jour recommence et que le jour finisseSans que jamais Titus puisse voir Bérénice Racine, Bérén. IV, 5
- Et ce feu dans Trézène a donc recommencé ? Racine, Phèdre, IV, 1
- Et veut-on que le sang recommence à couler ? Voltaire, Orphel. II, 7
Combien vous souffrîtes ! combien vous aviez souffert jusqu'à ce moment ! c'est à travers des cicatrices que votre sang a recommencé de couler
Diderot, Cl. et Néron, II, 77- Il s'écriait : mon règne recommence,Et de sa hache il montrait l'occident Béranger, Chant du cosaque.
Étymologie
Re..., et commencer ; wallon, rikmainsî ; Berry, arcoumencer ; bourg. requemancé ; prov. recomensar ; ital. ricominciare.